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Yonne : les sangliers donnent du fil à retordre aux chasseurs et agriculteurs

  • Photo du rédacteur: chatelrozanoff
    chatelrozanoff
  • 2 déc. 2021
  • 2 min de lecture


De plus en plus nombreux dans l'Yonne, les sangliers sont devenus un véritable souci pour les agriculteurs et les chasseurs. Les premiers voient leurs champs dévastés car les sangliers viennent s'y nourrir. Les seconds les chassent, sans réussir à faire baisser leur nombre.


La chasse au sanglier est ouverte depuis la mi-août


Les sangliers prolifèrent dans l'Yonne. Un véritable souci pour les agriculteurs qui voient leurs cultures complètement ravagées ; à cause du gel de cette année, la nourriture des sangliers (comme les glands) se fait rare. Ils vont donc se servir dans les plantations. De leur côté, les chasseurs savent qu'ils sont obligés de chasser les sangliers, car selon la loi, ils sont tenus d'indemniser les agriculteurs en cas de dégât. Et depuis quelques années, les dégâts sont de plus en plus fréquents.


Les agriculteurs en colère

Nicolas Degryse est agriculteur à Venouse. Il cultive du maïs et depuis cinq ans, il perd 30 à 50% de sa récolte. "Ce n'était pas comme cela avant. Il y a cinq ans, je ne savais pas remplir un formulaire de dégâts. Aujourd'hui, c'est automatique" explique-t-il. Chaque nuit, les sangliers viennent se servir dans ses parcelles de culture et malgré la clôture électrique, rien à faire. "Ils détruisent les plants, et ne mangent même pas ce qu'ils récupèrent. Le maïs se retrouve par terre, et je ne peux pas le récolter" conclut-il. Chaque année, Nicolas Degryse constate entre 10 000 et 15 000 euros de dégâts.


"Une vraie corvée"


Des battues sont organisées très régulièrement


Les chasseurs dénoncent un ras le bol général. "Nous avons une pression. Nous devons absolument réussir à chasser les sangliers. Sinon les tuer, au moins les éloigner. Car lorsqu'il y a des dégâts, nous devons les rembourser" explique Bernard Buffaut, président de la société des chasseurs de Saint-Georges-sur-Baulche.


Chasser le sanglier, une corvée pour les chasseurs


Et cette année, le montant du préjudice est astronomique. "Nous devons rembourser près de deux millions d'euros à tous les agriculteurs" confie-t-il, abattu. "C'est une somme énorme, et nous ne savons pas comment nous allons nous y prendre. Le seul prédateur du sanglier c'est l'homme, alors nous allons nous en charger" termine-t-il. Chaque week-end, la société des chasseurs de Saint-Georges-sur-Baulche se réunit pour ratisser les forêts alentours dans l'espoir de chasser les sangliers.

 
 
 

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