Yonne : Le tourisme fluvial garde le cap
- chatelrozanoff
- 2 sept. 2021
- 2 min de lecture

La saison 2021 a été un peu meilleure que l'an dernier pour le tourisme fluviale dans l'Yonne grâce notamment aux vacanciers Français. Les loueurs de bateaux n'ont cependant pas retrouvé le niveau d'avant la crise sanitaire.
Les Français ont représenté au moins 50% de la clientèle des loueurs de bateaux dans l'Yonne pendant l'été 2021
Un léger mieux pour le tourisme Fluvial dans l'Yonne. Les 265 kilomètres de voies navigables de ce département ont été le terrain de jeu des plaisanciers cet été encore. L'activité des loueurs de pénichettes a perdu de 40 à 60% par rapport à 2019. Elle est en revanche un peu meilleure qu'en 2020.
Une météo maussade sans véritable influence
Et pourtant, la météo ne les a pas gâtés cette année. Le temps maussade n'a eu heureusement que très peu d'influence sur le gros des réservations. "La météo n'a pas vraiment d'impact", explique Dominique Fourré chef de base de Le Boat à Migennes, "parce que les gens réservent 3, 4 ou 5 semaines à l'avance et de toute façon, s'il pleut une ou deux journées par semaine, ils s'en satisfont aussi".
La météo maussade n'a pas vraiment rebutée la clientèle du loueur de pénichettes "Le Boat" à Migennes.
"L'effet COVID"
Comme l'année dernière, le tourisme fluvial a bénéficié d'un "effet COVID" . Beaucoup de vacanciers ont préféré l'espace sécurisé d'un bateau aux grandes stations balnéaires et à la foule. "C'est vrai que les gens qui viennent, sont en groupe mais restent ensemble sur un bateau", précise encore Dominique Fourré, "il n'y a pas trop d'interactions avec l'extérieur. Les gens sont de facto un peu plus protégés."
Les Français découvrent la navigation
Les Français ont représenté au moins 50% de la clientèle des loueurs de pénichettes. Parfois plus. " En proportion et en nombre, on a augmenté notre clientèle française" confirme Julien Stihle représentant de Locaboat à Joigny, "une clientèle qui a presque doublé et qui ne connaissait pas la navigation fluviale, pour la plupart c'était une première expérience".
Une grosse partie de la clientèle étrangère manque toujours à l'appel sur le canal de Bourgogne et du Nivernais, notamment les anglosaxons.
Une grosse partie de la clientèle étrangère manque toujours à l'appel sur le canal de Bourgogne et du Nivernais, notamment les anglosaxons. © Radio France - Thierry Boulant
Les anglosaxons aux abonnés absents
Par contre, une grosse partie de la clientèle étrangère manquent toujours à l'appel : "avec les histoires de pass sanitaire ou de test PCR, on a eu beaucoup d'Allemands, de Suisses qui étaient censés venir, qui ont eu des difficultés à venir", argumente Julien Sthile "Et là, c'est encore le cas pour les Anglais, par exemple, les Américains ou les Australiens."
Après cet été plutôt satisfaisant, l'arrière-saison est imprévisible, car traditionnellement, c'est cette clientèle étrangère qui sillonne le canal de Bourgogne ou du Nivernais en septembre et en octobre.
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